
Cette page n'a pas la vocation d'être exhaustive. J'y présente quelques éléments destinés à favoriser la compréhension et l'initiation à l'astronomie amateur. Si vous êtes vaguement intéressés par l'astronomie, et que vous souhaitez approfondir un peu la question, voici mes conseils :
- lisez ce qui suit
- achetez un magazine d'astronomie comportant une carte du ciel (Ciel et Espace>, Astronomie Magazine). Attention, ce genre de carte du ciel n'est valable que pour le mois en cours...
- profitez d'une nuit étoilée pour commencer à repérer les principales constellations et, pourquoi pas, surprendre quelques étoiles filantes ou observer quelques objets célestes aux jumelles.
Après ça, vous verrez bien si vous êtes mordus ou pas !
Hé oui ! A tout seigneur tout honneur. Car si on pense "astronomie" on pense "nuit", c'est oublier un peu vite l'étoile la plus proche de la terre. Le Soleil est très intéressant à observer mais présente une contrainte unique en astronomie : la PRUDENCE. Regarder le Soleil à l'oeil nu est déjà douloureux et dangereux, alors l'observer avec un instrument qui amplifie encore sa lumière (et donc sa puissance), cela devient périlleux si l'on ne prend pas les précautions d'usage.
Première solution : placer un filtre sur votre instrument. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer de tels filtres dans des magasins spécialisés en astronomie, afin de recevoir les conseils de vendeurs compétents : la sécurité de vos yeux n'a pas de prix !
Deuxième solution : projeter l'image du Soleil sur un écran. Une solution peu coûteuse, très pratique, conviviale (les personnes qui vous accompagnent ne se bousculent pas derrière l'oculaire !) et qui permet de très bien suivre l'évolution des taches solaires au jour le jour. Seule contrainte, cela n'est possible que sur des instruments qui ne craignent pas la chaleur (amplifiée par les lentilles ou les miroirs).
Les éclipses de Soleil sont bien sûr des spectacles fantastiques, mais elles constituent un phénomène rare.
A l'oeil nu déjà, elle révèle des principales structures, avec ses grandes mers sombres et ses cratères rayonnants à la Pleine Lune. Avec des jumelles, c'est encore mieux, tant qu'elle n'est pas trop brillante, sinon on se fatigue vite les yeux. Avec une petite lunette ou un télescope, on atteint des grossissements qui permettent de faire du véritable "tourisme lunaire" en voyageant, au fil des soirs, de cratère en cratère. La partie de la Lune la plus intéressante à regarder est celle où passe le terminateur : c'est la ligne de séparation entre le jour et la nuit sur la Lune. C'est le long de cette ligne qu'on a le plus de contraste et qu'on peut remarquer le plus de détails. Les jeux d'ombre et de lumière permettent de mettre en valeur, durant quelques heures, des structures que l'on ne remarque pas autrement. Selon la phase de la Lune, on observe donc des choses différentes et c'est ce qui fait tout son charme !
Les éclipses de Lune, si elles sont moins spectaculaires que celles du Soleil, n'en demeurent pas moins très belles à observer. Elles ont aussi l'avantage d'être plus fréquentes.
Il arrive aussi que la position de la Lune dans le ciel soit proche de celle d'une planète (conjonction) ou que la Lune passe devant un autre astre et le cache temporairement (occultation). Ces phénomènes sont indiqués dans les éphémérides.
De par leur (relative !) proximité, elles sont la proie de tous les possesseurs d'instruments astronomiques, même bon marché. De bonnes jumelles permettent déjà d'observer Jupiter comme un petit disque avec ses satellites les plus visibles. Avec une petite lunette, voire un petit télescope, Jupiter et Saturne -avec ses anneaux- sont des cibles très intéressantes ! Mars, de par sa faible taille, révèlera peu voire aucun détail, à moins d'utiliser du "gros" matériel. Venus et Mercure sont également plutôt difficiles à étudier car toujours proches du Soleil : elles se couchent peu après ou se lèvent peu avant lui, ce qui laisse peu de temps pour leur observation.
Rien de plus décevant, pour le néophyte, que l'observation d'une étoile dans un télescope ! Celles-ci étant très lointaines, elles ne peuvent être "grossies". Un étoile vue à l'oeil nu restera la même dans le champ d'un oculaire... Pourtant certaines étoiles sont intéressantes à regarder. Les étoiles doubles, d'abord, surtout lorsqu'elles offrent un contraste de couleur, comme Albireo du Cygne par exemple. Les étoiles variables également, dont on peut suivre les variations d'éclat au jour le jour ou d'année en année selon la durée de leur cycle.
Il s'agit là des "curiosités touristiques" qui émaillent la voûte céleste.
La météo
Un ciel dégagé est le préalable à toute veillée astronomique. Veillez donc, avant d'entamer vos préparatifs, à consulter les prévisions météorologiques. Voici deux site web pour vous aider : meteo-france et la chaîne météo.
Préparer sa veillée
Que vous alliez simplement observer le ciel à l'oeil nu ou que vous emmeniez votre grand télescope avec vous, pensez à votre confort :
La pollution lumineuse
J'en distingue deux sortes :
L'horizon
Au-delà de l'absence de pollution lumineuse, la qualité d'un site d'observation est fonction de l'horizon qu'il propose; l'idéal étant d'avoir un horizon aussi dégagé que possible afin de pouvoir étudier la voûte céleste dans son ensemble.
La turbulence atmosphérique
L'ennemi n°1 de l'astronome amateur ! Le paradoxe est le suivant : on ne peut observer que si le ciel est dégagé. Or cela arrive souvent après une journée ensoleillée, particulièrement en été. Le sol, chauffé toute la journée, va, à la nuit tombée, relarguer toute cette chaleur accumulée et provoquer de la turbulence atmosphérique (tout comme quand vous observez une route en pleine chaleur : l'air semble "onduler" juste au-dessus du bitume). Cette turbulence se fait surtout sentir lorsqu'on regarde des objets proches de l'horizon ou avec un fort grossissement.
La buée
L'autre ennemi de l'astronome amateur ! La fraîcheur nocturne s'éccompagne inévitablement d'une importante condensation d'eau sur l'objectif de votre instrument (jumelles, lunette ou télescope muni d'une lame correctrice à l'avant du tube). Au bout de quelques heures (en fonction de la température et du taux d'humidité de l'air ambiant), vous ne verrez plus grand-chose... Pour remédier à ce problème, fabriquez-vous un pare-buée : du papier-buvard enroulé autour des objectifs de vos jumelles ou du carton enroulé autour de l'objectif de votre télescope. Pour les lunettes, tapissez l'intérieur de votre pare-buée avec du papier-buvard. Attention toutefois à ne pas endommager ou salir vos optiques à cause d'une fausse manoeuvre...